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L'Institution est placée sous le vocable de Saint Georges
qui est - dans toute la Chrétienté - le patron de la Chevalerie. Il personnifie
l'idéal chevaleresque, (son combat contre le dragon symbolisant la victoire de la
Foi sur le Mal).
Rappelons que Georges, Prince de Cappadoce, né de parents chrétiens, était officier dans
l'armée romaine. Traversant une ville terrorisée par un redoutable dragon qui
dévorait tous les animaux de la contrée et exigeait des habitants un tribut
quotidien de deux jeunes gens tirés au sort, Georges arriva le jour où le sort
avait désigné la fille du roi, au moment même où celle-ci allait être victime du
monstre. Georges engagea alors, avec le dragon, un combat acharné. Avec l'aide
du Christ, il finit par triompher. La princesse fut délivrée et, selon certaines
versions, dont celle de la
"Légende dorée"
, le dragon -
seulement blessé - lui resta désormais attaché comme un
chien fidèle. Plus tard, Georges sera victime des persécutions antichrétiennes
de l'empereur Dioclétien et subira à Lydda en Palestine un martyre effroyable.
Livré à de nombreux supplices (brûlé, ébouillanté, broyé sous une roue, etc.),
il survivra miraculeusement, mais, finira par être décapité.
Son culte est toujours vivace en Grèce et en Russie
et les croisades qui contribuèrent à le diffuser en Occident, en firent
l'un des saints patrons de Gênes, Venise et Barcelone, puis celui de
l'ordre Teutonique, ainsi que le saint national de l'Angleterre. Souvent représenté
sur un cheval blanc, en armure, portant un écu et une bannière d'argent à
la croix de gueules (qui fut celle des croisés), le combat, de même
que la
passion de saint Georges, ont donné lieu
à une iconographie
importante.
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